Suivre le rendement de son PEA

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dividendes sur PEA

Comme je l’expliquais dans un bille récent , la stratégie d’investissement sur mon PEA est de type « Rendement ».

Elle consiste à sélectionner des titres offrant des rendements sur dividendes au delà d’un seuil de 4 %, et autant que possible croissants sur la durée.

L’objectif final de cette enveloppe défiscalisée est de nous fournir à terme, d’ici une quinzaine d’années, un revenu alternatif annuel de 10 000 € bruts produits par le rendement d’actions solides distribuant des dividendes de manière récurrente.

Même si l’objectif peut sembler lointain, il est nécessaire de contrôler périodiquement si le rendement et le montant des dividendes est en ligne avec notre objectif.

 

La progression du rendement et des dividendes depuis l’ouverture de mon PEA

Le premier élément que je juge intéressant de contrôler est la progression des dividendes dans le temps. Il m’est très facile de retracer l’historique complet des dividendes depuis l’ouverture de mon PEA le 16/11/2001.

Pour visualiser cet historique, rien de tel qu’un petit graphique :

 

historique des dividendes et du rendement sur mon PEA

 

 

Sur ce graphe, j’ai tracé l’ensemble des dividendes (et avoirs fiscaux) perçus sur mon PEA par année civile depuis 2001. J’ai aussi tracé sous forme d’un trait continu le rendement des dividendes (à lire sur l’échelle de droite du graphique).

Le rendement des dividendes représente le ratio des dividendes perçus l’année considérée sur le cumul des apports jusqu’au 31 décembre de la même année augmenté des dividendes réinvestis jusqu’au 31 décembre de l’année précédente. Il s’agit donc d’un rendement calculé par rapport au prix de revient du portefeuille.

 

L’historique des dividendes a commencé avec un petit 4 € en 2001 (amusant non !?). La progression a ensuite été très lente, mais très régulière jusqu’en 2009, année où j’ai perçu 1 485 € de dividendes avec un rendement qui s’était stabilisé autour des 4 %.

 

L’histoire devient beaucoup plus chaotique après l’année 2009. Suite à la crise des subprimes, j’ai subi une chute en valeur des dividendes perçus en 2010 au titre de l’exercice 2009.

C’est la première grosse crise qu’a du traverser mon PEA, et les dividendes n’ont pas échappé à la règle : ils ont baissé en valeur et en rendement puisque ce dernier est retombé sous 3 % cette année là.

Une analyse plus fine montre que cette baisse était principalement due à la disparition temporaire du dividende du titre NATIXIS (KN.PA), que j’ai toujours en portefeuille d’ailleurs.

 

Après ce trou d’air, j’ai perçu pour la première fois plus de 3 000 € de dividendes en 2011, exactement 3 123 €, avec un rendement qui tutoyait pour la première fois les  5 %.

 

Puis la crise de la zone euro en 2012 est venue stopper cette belle progression. Cette fois-ci, j’ai cependant réussi à limiter la casse en assurant une stagnation des dividendes en valeur à 3 107 €, et en subissant un léger tassement du rendement qui s’est quand même maintenu au-dessus des 4 %.

 

L’année 2013 a été exceptionnelle en terme de dividendes avec un total de 4 860 € perçus, et un rendement au-dessus des 7 %.

Cette année là, l’action NATIXIS s’est rappelée à mon bon souvenir avec la distribution le 20/08/2013 d’un dividende de 2 341 € lequel incluait le dividende exceptionnel de 0,65 € par action et le dividende ordinaire de 0,10 €.

 

Le revers de la médaille est que ce dividende n’étant pas récurrent par définition, le montant total des dividendes pour 2014 est retombé à 3 419 €, pour un rendement somme toute correct juste en-dessous des 5 %.

 

Répartition des dividendes de mon PEA en 2014

 

Si on ne tient pas compte du dividende exceptionnel de NATIXIS en 2013, les dividendes perçus sur mon PEA ont quasi-stagné de 2013 à 2014.

Je ne suis pas satisfait de cette stagnation car, si vous suivez l’actualité financière, vous savez que les dividendes de l’indice CAC 40 ont progressé dans le même temps de 30 %.

 

La raison de la stagnation des dividendes sur mon PEA en 2014 est facile à identifier. Il suffit d’examiner la répartition des dividendes que j’ai perçus l’an dernier :

 

dividendes par titre sur mon PEA en 2014

 

Le plus gros pourvoyeur de dividendes sur mon PEA en 2014 était GDF-SUEZ avec 1 773 € pour un rendement par rapport au prix de revient unitaire de 5,95 %. Le deuxième pourvoyeur était ORANGE (ORA.PA) avec 1 067 € et un rendement de 4,61 %.

Or la tendance long terme sur ces 2 titres est à la baisse du dividende, ce qui explique pour bonne part la stagnation des dividendes perçus en 2014.

 

Afin de compenser cette baisse, j’ai commencé à réagir au dernier trimestre 2014 avec l’ouverture de 2 nouvelles lignes présentant des perspectives de rendement intéressantes :

 

  • le réassureur SCOR (SCR.PA)

     

  • la holding de la grande distribution RALLYE (RAL.PA)

 

Le titre SCOR offre plus de 5 % de rendement initial, un payout (ratio dividendes/bénéfice) de l’ordre de 50 % et des perspectives de croissance modeste mais régulière. De plus, ce titre est d’un ennui académique. Il amortit assez bien les variations du marché, on peut presque le qualifier de soporifique, ce qui me va très bien.

 

La holding RALLYE est très différente. Je ne vais pas entrer dans la querelle historique «  Faut-il préférer RALLYE ou CASINO ? », mais je trouve que le titre RALLYE rentre mieux dans une stratégie à dividendes.

Il offre lui aussi plus de 5 % de rendement initial. Par contre, son payout 2014 était proche de 90 %. C’est normalement beaucoup trop selon mes critères d’entrée, mais j’ai décidé de faire une exception au vu des perspectives de croissance qui me semblent très bonnes sur les 3 prochaines années.

 

J’ai financé l’achat de ces 2 nouvelles lignes pour un montant total de 20 197 € par des apports en numéraire et par un allègement sur GDF-SUEZ et ORANGE. Je percevrai mes premiers dividendes sur ces 2 nouvelles lignes cette année.

Il est fort probable que je continue à alléger ORANGE cette année car ce titre ne rentre clairement plus dans les critères de niveau de dividendes exigés par mon approche, et en plus j’ai une plus-value latente à ramasser. Pour le titre GDF-SUEZ, j’hésite plus car le cours oscille depuis pas mal de temps autour de mon PRU qui est de 19,68 €.

 

A noter en remarque finale que NATIXIS exhibait un rendement un peu faiblard à 3,2 % en 2014 pour un dividende perçu de 512 € seulement, en 3ème position sur ma liste de dividendes 2014. 

C’est certes un peu tristounet par rapport au dividende exceptionnel de l’année précédente dont je parlais plus haut. Je vais cependant conserver cette ligne car la dynamique de progression des bénéfices et du dividende me semble également très prometteuse. Wait and See…

 

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2 Responses

  1. Alex de Consommer malin

    Bonjour et merci pour tout ces éléments intéressants.
    Personnellement, je me serais débarrassé de Natixis dès l’année où ils ont coupé leur dividende, quitte à réinvestir sur une autre entreprise plus régulière et ennuyeuse comme tu dis. Je pense que la diversification sur plusieurs lignes te permet de lisser ce risque (coupe dans le dividende). Au final, tu es moins dépendant d’une ou 2 entreprises.
    Le vrai bonheur, c’est quand on arrive à trouver des aristocrates du dividendes.https://www.cafedelabourse.com/archive/article/aristocrates-dividendes-france#

    • Laurent
      Laurent

      Bonjour,

      – D’accord avec toi pour Natixis, c’était sûrement une erreur de la garder en 2010 dans une optique purement dividendes.
      Pour ma défense, il faut se rappeler du contexte de panique sur les marchés en pleine crise des subprimes.
      J’ai préféré ne pas prendre ma moins-value et faire le dos rond.

      – Je connais les listes d’aristocrates publiées ici et là. Je préfère me baser sur mes propres critères. Au moins
      quand je me trompe, je sais que c’est de ma faute.

      A+
      L.

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