Suivi PEA avril 2016 – 7000 euros de dividendes par an !

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Marathon de Paris 2016 - Arrivée du Marathon - Cybrian KOTUT
Marathon de Paris 2016 – Arrivée du vainqueur Cybrian KOTUT

Le compte rendu précédent du mois de mars l’évoquait en filigrane : « La rente annuelle sur dividendes du PEA approche désormais les 7 000 €« .

Et bien, c’est fait, elle ne les approche plus, elle les dépasse. Suite au renforcement en ce mois d’avril de la ligne Orange, la rente prévisionnelle de l’année 2016 s’établit en effet à  7 049 €.

Rappelons que mon objectif terminal sur ce support défiscalisé est de dégager une rente brute passive de 10 000 €.

La somme de 7 000 € n’a en soit pas grande signification, juste la symbolique d’un nombre rond.

J’ai cependant remarqué un parallèle amusant avec le marathonien : j’en suis à 7/10 du parcours. Après bientôt 15 ans de patients efforts, je viens de franchir la fameuse barrière psychologique du 30ème kilomètre du marathon de mon PEA  !? J’espère ne pas craquer sur la fin. Perseverare diabolicum.

 

Trois dividendes ont été perçus en avril pour un montant total légèrement supérieur à 240 €.

Ce mois a aussi été marqué par un apport en liquide de 2 500 €, lequel a financé en partie le renforcement de la ligne de l’opérateur historique de téléphonie Orange S.A.

La valeur de la part progresse en avril de plus de  3 % à 147,06 . Suite à la séance de massacre du vendredi 29/04, l’indice dividendes réinvestis CAC 40 GR s’est contenté dans le même temps d’une progression de 1,4 %.

Le PEA clôt le mois d’avril sur une valeur liquidative de 112 098,37 . Elle progresse de presque 6 000 € par rapport à fin mars, desquels il convient de déduire l’apport signalé plus haut pour le calcul de performance.

Comme d’habitude, tous les détails ci-dessous.

 

 

Situation du portefeuille PEA au 29/04/2016

La situation est arrêtée sur la base des valeurs de clôture de la séance du vendredi 29/04/2016 :

 

portefeuille PEA avril 2016
Suivi réalisé avec l’application odsPEA

 

Les chiffres clés d’avril 2016

 

  • Valeur liquidative112 098,37  (dont 492,36 de liquidités). Elle progresse de 5 937,67 en avril.

  • Apports cumulés depuis l’origine : 85 554,26 , dont un apport supplémentaire de 2 500 € en avril.

  • Valeur de la part PEA147,06, soit un rebond de +3,16 % sur le mois (100   à l’origine le 16/11/2001).

  • Performance brute sur flux de capitaux depuis l’origine : + 26 544,11 € (soit +31,03%).

  • Cumul des dividendes et avoirs fiscaux perçus depuis l’origine26 133,97 € (dont 414 € tout ronds perçus à ce jour en 2016).

  • Rendement brut sur dividendes 1 an glissant : 6,3 %

  • Le ratio de dividendes global est à 0,91, indiquant un portefeuille en plus-value latente à forte tendance de rendement sur dividendes.

  • Taux de rentabilité interne annualisé (T.R.I.) : + 4,29 %

Le T.R.I. est installé depuis 6 mois sous l’objectif de long terme qui est de 6 %.

 

 

Dividendes en avril 2016

Trois dividendes ont été encaissés ce mois-ci :

  • La banque britannique HSBC holdings a versé le 20/04 son 4ème et dernier dividende de l’exercice 2015  ($0,21 par action), soit $168 pour les 800 actions en portefeuille.

    Le montant crédité en euros au compte espèces est de 147,55 €, correspondant à un taux de change de $1,1386 pour 1 €.

  • La pétrolière intégrée Total S. A. a versé le 04/04 son dividende trimestriel de 0,61 €, soit un montant de 76,86 € pour les 126 actions que j’avais alors en portefeuille.

    Contrairement au choix que j’avais fait pour le dividende précédent de janvier, j’ai décidé de percevoir ce dividende en actions au cours préférentiel de 36,24 € que j’ai jugé attractif.

    Comptes d’apothicaire : me voici avec 2 actions Total supplémentaires, soit au total (!) 128 actions, et un rompu en cash de 4,38 € (« un chou est un chou »).

  • En parlant de comptes d’apothicaire, le FCP Ecureuil investissement a versé en avril son aumône annuelle de 0,77 € par part détenue. Et de 17,31 € supplémentaires dans notre escarcelle.

    Je ne suis pas investi sur ce FCP quasi-indiciel pour le rendement. Je fais tout simplement du Dollar Cost Averaging sur ce fonds maison à frais de garde nuls chez mon teneur de compte.

    J’y loge le surplus de liquidités inutilisées sur le compte espèces, et prends occasionnellement mes profits. Mine de rien, j’ai accumulé plus de 4 000 € de gains sur ce support.

 

 

Opérations courantes en avril 2016

  • Nous avons effectué un versement en espèces de 2 500 le 28/04. Ceci porte le montant d’apports à  6 000  depuis le début de l’année 2016.

 

  • Renforcement de la ligne Orange S. A.  (ORA.PA)

    180 actions Orange ont été achetées le 28/04 au cours frais inclus de 14,92 , ramenant le PRU moyen des 1205 actions désormais en portefeuille à 16,44 .

    La ligne Orange est encore en moins-value latente de presque 12 %, mais c’est historiquement une des plus rentables du PEA avec plus de 10 500 € de gains empochés.

    J’ai souvent failli me couper un bras sur cette ligne, mais je pense avoir bien fait de m’abstenir. Après de nombreuses années de vaches maigres, les profits sont à nouveau repartis à la hausse.

    Le dividende actuel de 0,6 € par action assure un rendement d’environ 4 % beaucoup plus raisonnable que par le passé. Je ne désespère pas de revoir enfin une augmentation du dividende dès l’exercice 2016. Ce serait la première depuis…2005. L’espoir fait vivre.

 

Valeur de la part

La valeur de la part au 30/04/2016 est de 147,06 . Elle a rebondi de +3,16 % en avril (après la chute  de -3,23 % en mars), tandis que l’indice de référence CAC 40 GR progressait de +1,42 %.

Depuis le début de l’année, la part PEA recule encore de -5,15 %, alors que l’indice recule de -3,77 %.

Depuis l’origine (16/11/2001) la part est encore à la traîne de 10,6 % par rapport à l’indice :

 

valeur de la part PEA vs CAC 40 GR avril 2016
Suivi réalisé avec l’application odsPEA

 

La part PEA repart nettement à la hausse en avril du fait du rebond d’Engie (qui pèse pour 20 % du portefeuille), et dans une moindre mesure en raison du bon comportement des 2 pétrolières intégrées Total et Royal Dutch Shell.

Ceci est une conséquence du net rebond des cours de l’or noir en avril, pour une raison qui m’échappe car les fondamentaux de surproduction n’ont pas changé.

 

Calendrier prévisionnel des dividendes

Le calendrier prévisionnel des dividendes sur 1 an glissant à fin avril a le bon goût de coïncider avec le calendrier des dividendes qui seront perçus effectivement en 2016 :

 

pea calendrier des dividendes sur un an glissant avril 2016 

Nous y sommes donc : 7 049 € devraient être perçus en 2016. J’ai surligné en vert les dividendes qui ont déjà été encaissés cette année.

Le mois de mai sera traditionnellement le plus prolifique avec plus de 3 300 € qui viendront tomber dans l’escarcelle de nos-finances-personnelles.

 

Le rendement cumulé des dividendes

Le suivi d’un portefeuille de rendement ne s’arrête pas à la valeur de la part, même si la protection du capital est sans nul doute primordiale pour se construire une rente pérenne.

Le simple rendement (rapport du dividende sur le cours) donne une image statique du flux de revenus. Je sais que le rendement spot du portefeuille est actuellement d’environ 6,3 %, mais ça ne me donne aucune information sur l’historique de la rente.

 

Pour aller plus loin, j’utilise depuis quelque temps déjà le ratio de dividendes (voir ici) qui permet de peser de manière synthétique le poids des dividendes par rapport aux plus-values. Ce ratio synthétique tient compte de l’historique du portefeuille mais ce n’est pas un rendement à proprement parler (c’est un ratio).

Pour compléter l’information, je suis parvenu à la notion de rendement cumulé des dividendes. Je m’explique.

 

Sur un portefeuille fermé tel qu’un PEA avant le premier retrait, le flux de dividendes, si tout se passe bien, devrait croître dans le temps.

On peut facilement visualiser ceci en traçant tout simplement l’historique de la rente comme je l’avais fait le mois dernier :

 

finances-personnelles-pea-historique-des-dividendes-avril-2016
Suivi réalisé avec l’application odsPEA

 

Cette information est cependant incomplète. Déjà, sur un portefeuille ouvert (un compte titres ordinaire ou un PEA après le premier retrait), les retraits peuvent faire baisser la rente. Normal.

Pour contourner ce défaut, il suffit de considérer non pas les dividendes, mais le cumul des dividendes dans le temps. Pour fabriquer un rendement, il faut aussi considérer le cumul des apports en liquide, ce qui nous donne :

 

PEA historique du cumul des apports et des dividendes 2011-2016 

Dernière étape. En faisant le rapport des 2 quantités (cumul des dividendes sur cumul des apports), nous obtenons le rendement cumulé des dividendes :

 

pea rendement des dividendes cumulé avril 2016
Suivi réalisé avec l’application odsPEA

 

Dans un portefeuille « sain », le rendement cumulé doit augmenter dans le temps sous l’effet de la composition des dividendes réinvestis. Ouf ! C’est le cas ici (à l’exception du décrochage de 2010).

En phase de rente après le premier retrait effectué,  ce rendement cumulé devrait continuer à croître indéfiniment.

Remarquez que le rendement cumulé demeure pertinent en cas de retrait de capital. Il suffit de compter les apports nets de retraits pour le calculer.

 

Le désendettement du groupe Casino – suite

Pour finir, une rapide mise-à-jour sur le groupe Casino qui poursuit sa nouvelle stratégie de sortie de la zone Asie à des fins de désendettement.

Le mois dernier, nous signalions la cession officielle de sa participation dans le groupe Big-C Thaïlande pour la somme de 3,1 milliards d’euros.

La vente de la filiale au Vietnam restait en suspens. C’est chose faite, puisque Big C Vietnam a été officiellement cédé au conglomérat thaïlandais Central pour une valeur d’un peu moins d’un milliard d’euros (920 millions exactement d’après le communiqué de presse).

Le prix obtenu pour la filiale vietnamienne dépasse largement les premières enchères qui tournaient autour de 600 à 700 millions d’euros.

Et pour cause, la vente s’est finalement conclue sur un multiple de 1,6 fois le chiffre d’affaires 2015, et à plus de 20 fois les profits avant impôts. C’est évidemment une excellente nouvelle pour le groupe Casino d’un strict point de vue comptable (si on admet que le fait de sortir du marché asiatique est une bonne idée).

 

En additionnant le produit des 2 ventes, le désendettement du groupe Casino en 2016 va atteindre quasiment 4,2 milliards d’euros.

Ceci devrait ramener sa dette financière courante à moins de 2 milliards d’euros après impôt sur les plus-values de cession, si tant est que tout le produit des ventes aille au désendettement (il n’est jamais exclu que J. C. Naouri sorte d’autres lapins de son chapeau).

En attendant, je reste vraiment perplexe devant ma ligne Rallye. Et pourtant, j’en ai vu d’autres sur le PEA, cf. Natixis en pleine crises des subprimes et de la zone euro par exemple.

Bien que l’action Rallye ait bien rebondi par rapport à son plus bas de 2016 sous les 13 €, je suis encore assis sur une jolie montagne de moins-value latente.

Malgré le plan de désendettement spectaculaire de Casino, le marché cote toujours l’action Rallye sur un rendement largement supérieur à 10 % qui ressemble furieusement à un « sucker yield ».

 

Le marché a toujours raison. Si la dette de Casino va sans nul doute baisser à court terme, celle de Rallye continue d’augmenter (voir le reporting du mois précédent). Certes, elle devrait finir par baisser si Casino arrive à remonter plus de cash à la holding l’an prochain.

Il y a eu tellement de changements en peu de temps dans le groupe Casino que je trouve difficile, voire impossible, de prédire la rentabilité du business dans sa nouvelle version.

En l’état actuel des choses, hors de question donc pour moi de moyenner à la baisse. Je me contenterai pour l’instant d’empocher le dividende. L’autre raison est que je ne veux pas exposer plus la rente à un dividende sur la sellette.

 

 

 

 

 

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